PARIS (Reuters) - Un rachat de la compagnie aérienne en difficulté Alitalia par le groupe Air France-KLM serait une bonne solution, a déclaré vendredi le président du conseil italien Romano Prodi, qui s'est cependant montré sceptique sur la réalité des intentions de la compagnie franco-néerlandaise en la matière.
"Nous avons décidé de mettre Alitalia sur le marché et si la France fait une offre et si elle est la meilleure, ce sera Air France", a-t-il déclaré lors d'un entretien à la nouvelle chaîne d'information publique France 24. "Ce serait une bonne solution mais il y a aussi des conditions. Si tous les réseaux sont concentrés à Paris, nous allons souffrir".
"Je n'ai rien contre mais je ne suis pas certain qu'Air France va acheter Alitalia. Cela fait des années que nous négocions (...) Si nous recevons une proposition claire et forte je suis d'accord", a-t-il souligné.
Le gouvernement italien a mis en vente 30,1% des 49% détenus par l'Etat et fixé au 29 janvier la date butoir pour le dépôt des offres. Alitalia emploie 19.000 personnes et n'a pas dégagé le moindre bénéfice depuis 2002.
Air France-KLM, qui passe depuis longtemps pour un prétendant, reste silencieux depuis le début du processus de cession.